mardi 14 octobre 2008

Les communistes et la société russe, Le capitalisme russe allume l’incendie qui va le détruire

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une traductrice polyglotte dans sa cellule!Nous avons cette chance, et on aurait tord de s'en priver... Destiné, à l'origine, au blog de Danielle Bleitrach, "Changement de société", cet article traduit par Marianne est une publication du PCRF (Parti Communiste de la Fédération de Russie)



http://socio13.files.wordpress.com/2008/10/p1.jpg?w=320&h=448Dans une blague russe bien connue figure cette phrase : « Ben voilà, les potes, j’ai bu tout l’argent… » C’est la première chose qui vient à l’esprit quand on découvre la dernière initiative de nos « producteurs de marchandises ». Que des blagues, et des biens salées. Voici ce dont il s’agit. Malgré les invocations hystériques du régime et des médias sous contrôle, qui prétendent qu’il n’y a pas de crise en Russie, parce qu’il ne peut pas y en avoir, la crise est bien là. Une crise pire que dans les années 90 de sinistre mémoire. Elle apparaît sous des formes variées. Les prix montent, les salaires au contraire sont gelés, les gens sont tout doucement mis à la porte de leur travail.
Mais ce n’est que le début. Bientôt, les licenciements seront massifs.
On a annoncé l’arrêt partiel des chaînes de construction automobiles GAZ et KAMAZ, et les sociétés métallurgiques prévoient de réduire de 20% leur volume de production, mais c’est le secteur du bâtiment qui va souffrir le plus. Ce secteur connaissait une grande expansion ces dernières années à l’intérieur du pays. Avec l’afflux des pétrodollars sont apparus en grand nombre des millionnaires et des milliardaires qui, vu le contexte instable et la destruction volontaire de l’industrie, n’ont pu investir cet argent facile que dans l’immobilier, achetant des appartements à peine sortis de terre. Maintenant, cette bulle immobilière éclate. Déjà des entreprises du bâtiment commencent à geler des chantiers presque achevés, et dans un futur très proche, ces entreprises feront faillite. Alors des millions d’ouvriers se retrouveront à la rue.

Mais ce n’est pas tout. Ces ouvriers sont pour la plupart des immigrés originaires des anciennes républiques soviétiques. Ils sont près de 6,5 millions. D’après les prévisions des économistes, seuls 1,5 millions conserveront leur travail. Plus un million qui pourra trouver à s’employer ailleurs. Certains réussiront à rentrer chez eux, mais 3,5 millions de travailleurs immigrés vont se retrouver à la rue. A Moscou, d’après certaines estimations, ils seraient 2 millions, dont la majorité, ayant perdu leur travail, n’auront pas les moyens de rentrer chez eux. Des centaines de milliers, peut-être un million de personnes vont se retrouver non seulement sans travail mais tout bonnement à la rue, au sens propre de terme. Entre la vie et la mort. Alors les grandes villes de Russie, et Moscou en premier chef seront frappées par une vague de criminalité comme il n’y en a jamais eu. Ce sera une criminalité sans pitié, une terreur générale, profondément teintée de haine ethnique et religieuse : en effet, la majorité des immigrés viennent d’Asie Centrale, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Les propositions des économistes libéraux diffèrent peu des années 1991, quand le nombre de sociétés privées était encore réduit. Il faut « sauver » les coupables de la crise, les businessmen incapables et autres « managers efficaces » qui ont provoqué ce gâchis. Il faut, comprenez-vous, leur donner encore des crédits, comme si cet abîme n’avait pas encore englouti assez d’argent… Mais ces gens-là, le pouvoir actuel et la bourgeoisie qui l’a produit, n’ont pas pris la mesure de la situation. Pour compléter le scénario catastrophe, l’Union russe des industriels et entrepreneurs (URIE) propose par la voix de son vice-président Fiodor Prokopov un amendement au Code du travail, supprimant l’obligation de la part de l’employeur de payer des indemnités de licenciement (deux mois de salaire) en cas de réduction des effectifs. Ces messieurs ne comprennent pas qui jettent de l’huile sur le feu. Hé bien allons-y, si quelqu’un exige quelque chose il faut lui donner, même s’il ne comprend pas ce que c’est. En fin de compte, il vaut mieux une fin horrible qu’une horreur dans fin. Il semble bien qu’approche non seulement une crise économique profonde, mais aussi une violente explosion sociale que les communistes ont prédit depuis plusieurs années, sous les ricanements sceptiques des hérauts du libéralisme. Et les agissements du pouvoir bourgeois ne feront que la précipiter. Alors nous assisterons au spectacle du capitalisme parasitaire russe détruit par l’incendie qu’il aura lui-même allumé. Qui vivra verra. Copyright © kprf.ru 2000-2008

Source : pcf arras
Merci à nos camarades de la section d'Arras pour la traduction de ce texte, qui de toute évidence, gagne à être partagé.

lundi 13 octobre 2008

Crise mondiale : Exigeons des réponses neuves !

Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Aux États-Unis, les pertes du système de retraite privées avoisine 2.000 milliards de dollars (20% des retraites sont parties en fumée) et deux millions d’américains se retrouvent à la rue.

http://www.pcf.fr/local/cache-vignettes/L190xH236/arton3140-e3755.jpgEt la crise s’étend, elle est mondiale. L’effondrement des bourses et de grands établissements financiers vont avoir des conséquences redoutables. Si l’on ne fait rien, c’est toute l’économie qui va être touchée, les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. En bref, c’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui est en jeu.

Face à cette situation, il est clair que les gouvernements ont perdu le contrôle : le mini sommet de Sarkozy n’a pas calmé la fureur des marchés. Pire, pour renflouer quelques spéculateurs, ils dilapident des milliers de milliards d’euros, et continuent d’alimenter l’incendie financier. L’ampleur de cette catastrophe est telle que les héros du libre-marché parlent maintenant de moraliser, de réguler le capitalisme. Mais c’est le système lui-même qui est en bout de course. Un système qui choisit d’alimenter la spéculation plutôt que l’emploi. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises – sociale, alimentaire, écologique, financière… - et nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.

Dans ces conditions, il faut avoir le courage d’avoir des réponses à la hauteur. Des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

Des mesures d’urgence énergiques

- Rétablir la confiance. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants. Il faut que Nicolas Sarkozy le propose au Conseil européen du 15 octobre.

- Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.

- Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier. Mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension.

S’attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme

- Orienter l’argent vers l’économie réelle. Il faut s’attaquer aux profits qui nourrissent la spéculation pour augmenter les salaires, retraites et allocations, défendre et développer la protection sociale, le logement, les services publics, financer l’éducation, la recherche, les investissements utiles. C’est le seul moyen pour que l’économie reparte.

- Créer un grand pôle public du crédit. Les privatisations ont livré la quasi totalité de notre système financier aux intérêts privés. Pour financer les investissements utiles, il faut, autour notamment de la Caisse des dépôts et consignations, créer un pôle public puissant du crédit.

- Assurer la transparence du système bancaire. L’argent géré par les banques est celui des salariés : il doit être géré de façon limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par les citoyens.

- Refonder l’Europe. Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne est l’esclave des marchés financiers. Il faut la mettre au service du développement de l’industrie et des services. Non seulement en remettant en cause son « indépendance » et ses missions, mais aussi en menant bataille pour un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de « la concurrence libre et non faussée », et au choix du dumping social et fiscal.

Dans une situation aussi grave, la gauche doit être au rendez-vous, rassemblée autour de propositions réalistes et audacieuses. C’est la condition pour sortir de la crise, et ouvrir enfin une véritable alternative aux ravages du capitalisme. C’est à cela que les communistes consacrent tous leurs efforts.

Source : pcf arras

vendredi 10 octobre 2008

Le gouvernement propose une nouvelle illustration du vieil adage : "socialiser les pertes, privatiser les profits "

Le groupe CRC a publié ce communiqué :

"L’aggravation de la crise financière appelle à une profonde rupture avec les politiques qui, depuis quarante ans, accompagnent l’évolution du capitalisme.

Au moment où certaines de nos banques sont au bord du dépôt de bilan, c’est d’une nationalisation importante du crédit et de l’assurance dont a besoin notre pays pour retrouver la voie de la croissance économique.

Laisser perdurer la situation va en effet conduire à de nombreuses et multiples suppressions d’emplois dans tous les secteurs de l’économie, à commencer par tous ceux où le blocage du crédit constitue un obstacle majeur à tout développement.

Déjà, des entrepreneurs en bâtiment, de multiples agences immobilières, nombre de PME privées des ressources nécessaires à leurs investissements sont en situation de cessation de paiement.

Il est plus que temps que des moyens financiers nouveaux soient donnés à ces entreprises, hors la loi d’airain des marchés financiers, pour faire face à leur situation.

Le Gouvernement, sans autre consultation qu’un débat parlementaire sans vote, vient d’annoncer la création d’une structure de rachat des banques en difficulté, alimentée par levée de ressources sur les marchés financiers, en vue de recapitaliser ces banques avant que de les revendre, une fois redressées.

Le Parlement doit être saisi et se prononcer par un vote sur le projet du Gouvernement ! Les sénateurs du groupe CRC estiment que l’argent des contribuables et des salariés n’a pas, après avoir été gaspillé par les banques dans leurs aventures spéculatives, à être de nouveau confisqué pour ‘ redresser ‘ des banques en difficulté, moyennant plans sociaux, fermetures d’agences et hausse du prix des services bancaires !

C’est une nouvelle illustration du vieil adage libéral, "socialiser les pertes, privatiser les profits" que nous propose aujourd’hui le Gouvernement !

Ils pensent, au contraire, que la nationalisation des banques et des assurances est à l’ordre du jour, pour constituer un puissant pôle public financier, permettant que l’argent soit enfin utilisé au bénéfice de l’emploi et de la croissance."

Source : Elunet

mercredi 8 octobre 2008

Chiffres du jour


54 %

des français veulent une transformation radicale ou en profondeur du système capitaliste

60 %

jugent que que nous avons à faire à une crise générale du système capitaliste et non une crise boursière passagère


Source : CSA pour l’Humanité-Dimanche

vendredi 3 octobre 2008

Le PCF met en garde le gouvernement contre le détournement de l’épargne des français

Le gouvernement est aux abois. Pour tenter de sauver ce qui peux encore l’être dans la bourrasque financière, François Fillon annonce ce matin dans une interview au journal « Les échos » qu’il s’apprête à piocher dans la caisse du livret A. Ce placement est devenu pour les français le plus sûr, car à l’abri – pour le moment –des marchés financiers.

Pour justifier l’opération détournement des fonds du logement social, il évoque des prétendus « excédent de la collecte du livret A par rapport aux besoins de logement social ».

Quel cynisme ! Le premier ministre ferait mieux de réviser ses fiches, rien que pour l’Ile-de-France, ce sont 300.000 familles qui sont aujourd’hui en demande de logement social.

Non monsieur le premier ministre, l’épargne des français ne doit pas servir de bouche trou à la spéculation financière. Bien au contraire. En ces temps de crise, c’est bien l’épargne qu’il faut préserver. Le Parti communiste français met en garde le gouvernement contre le détournement de l’épargne des français. Une telle décision pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Le 8 novembre, le Parti communiste français organise les états généraux du logement, avec un ordre du jour particulièrement d’actualité : Analyse des effets du capitalisme et de sa financiarisation concernant le secteur de l’immobilier.

Parti communiste français

Paris, le 1er octobre 2008.

Source : elunet.org

jeudi 2 octobre 2008

Non au détournement de l'épargne des français!

Le gouvernement est aux abois. Pour tenter de sauver ce qui peux encore l’être dans la bourrasque financière, François Fillon annonce ce matin dans une interview au journal « Les échos » qu’il s’apprête à piocher dans la caisse du livret A. Ce placement est devenu pour les français le plus sûr, car à l’abri – pour le moment –des marchés financiers.

Pour justifier l’opération détournement des fonds du logement social, il évoque des prétendus « excédent de la collecte du livret A par rapport aux besoins de logement social ».


Quel cynisme ! Le premier ministre ferait mieux de réviser ses fiches, rien que pour l’Ile-de-France, ce sont 300.000 familles qui sont aujourd’hui en demande de logement social.

Non monsieur le premier ministre, l’épargne des français ne doit pas servir de bouche trou à la spéculation financière. Bien au contraire. En ces temps de crise, c’est bien l’épargne qu’il faut préserver. Le Parti communiste français met en garde le gouvernement contre le détournement de l’épargne des français. Une telle décision pourrait avoir des conséquences dramatiques.


Source :
blog des militants communistes d'Arras

mercredi 1 octobre 2008

Rejet du plan Paulson : Les américains rejettent la double peine économique

La chambre des représentants des Etats-Unis a rejeté le plan Paulson par 228 voix contre 205.

La proposition de renflouer la grande finance américaine à coups de centaines de milliards de dollard ne passe pas. Et pour cause. Comment demander à des familles qui, le plus souvent, peinent à joindre les deux bouts de réparer les erreurs de rois de la finances qui accumulent les millions depuis des années ? Sans compter que ces familles seront les premières victimes de la recession. En un mot, les américains refusent d’être condamnés à une double peine économique.

Le système vient de dérailler, et il faudrait laisser les responsables du carnage aux manettes. Quelle ironie !

La cause de la crise est connue. Depuis plus de 20 ans, la finance est systématiquement privilégiée dans le partage des richesses créées, au détriment de la rémunération du travail. Il y a, au contraire, besoin d’investir dans tout ce qui fonde la réalité de la richesse, le travail, l’emploi et les salaires.

Parti communiste français

Paris, le 30 septembre 2008.